L’Eglise universelle est l’ensemble des croyants en Christ, la communion spirituelle des frères et des sœurs ici est ailleurs. Pour dire court : c’est l’église avec un grand « E ». Le Nouveau Testament qui n’a pas vraiment une ‘conception’ pour l’Eglise universelle parlerait du corps du Christ (1.Cor 12 et Rm 12) – l’unité dans un corps avec plusieurs membres (pour exprimer l’unité dans la diversité, ce qui ne signifie pas une uniformité !).
Notre Eglise est intégrée dans un faisceau de relations inter-ecclésiales étonnement développé. Une partie de notre réseau est dû à l’histoire de notre Eglise, notamment l’engagement dans la communion internationale protestante qui est devenue en 1971 la Cevaa, issue de la Société missionnaire évangélique de Paris (SMEP). Notre Eglise est également engagée dans la Communion des Eglises protestantes francophone (CEPF, l’ex-Ceeefe) fondée il y plus de cent ans ; il s’agit d’un réseau d’églises francophones à l’étranger au départ fondé pour les expatriés afin de rester en lien avec l’Eglise en France. Une autre partie de notre réseau se constitue ‘naturellement’ par proximité géographique et de contexte.
Enfin, nous avons des relations affinitaires tissées au hasard des rencontres ; ces relations-là sont souvent les plus dynamiques mais aussi les plus changeantes.
La fragmentation des « Eglises de la Réforme » en unités nationales ou régional n’est pas seulement un fruit de l’histoire mais aussi la priorité voulu dans notre ecclésiologie à la réalité locale. Le risque est pourtant une vie ecclésiale isolée qui peut devenir nationaliste.
