Le Défap, un acteur du volontariat de réciprocité

L’Assemblée générale du Défap, Service protestant de mission s’est tenue le 29 mars à Paris

Le temps des débats

Le pasteur Fiston Numbere Ngesera, enseignant à la faculté de théologie de Goma (RDC) a introduit cette journée par la lecture du livre d’Esaïe.

 

Dans son message introductif, le pasteur Joël Dautreville, a repris la réflexion de Thomas Kauffmann, anthropologue et humanitaire, lorsque la compétition remplace la confiance: Cette compétition extrême, qui crée une relation verticale entre les hommes, est difficilement compatible avec ce qui devrait être la pierre angulaire de tout système d’échange : la confiance, la relation horizontale.

La perte de confiance envers les institutions installe le doute : la vérité vacille et, sans repères, les individus se replient sur des communautés fermées, aggravant la fragmentation sociale.

Joël Dautheville a rappelait les trois principales convictions et actions du projet de vie de Défap (2021-2025) : développer les liens avec les partenaires, s’engager pour la justice été le respect de la création et la dignité humaine, enfin vivre l’interculturalité.

 

Le pasteur Basile Zouma, en tant que secrétaire général a exprimé sa reconnaissance pour les six années de service au sein du Défap et sa joie de passer le relais au pasteur Vincent Nême Peyron en septembre prochain.

L‘assemblée a validé le rapport d’activité et les comptes annuels en équilibre en 2024, à cause d’une baisse des charges de personnels et de certains projets.

 

A la suite du retrait de l’Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques, l’assemblée a modifié les statuts de l’association et son règlement intérieur.

table ronde AG Défap 2025

Volontariat de réciprocité

L’après-midi a permis de réfléchir les enjeux de la réciprocité, ses limites, et son importance avec quatre intervenants : Yan Delauncey pour France volontaires, Stéphanie Feugère qui représente la délégation catholique de la coopération (DCC), Vincent Pradier comme un chercheur sur le volontariat et une théologienne protestante, Claire Sixt Gateuille.

 

L’échange de personnes est porteur plus ou moins consciemment du poids d’une histoire coloniale et d’une volonté de maintenir la francophonie. Si 5000 jeunes français partent pour vivre une expérience de volontariat, seulement 8 % de jeunes vivent l’expérience d’une réciprocité en étant accueilli en France.

 

Le pasteur Vincent Nême-Peyron, a clôturé cette journée, en relevant à la fois des expressions de souffrances (p.ex. les conséquences écologiques des modèles économiques occidentaux) et la difficulté d’une réciprocité dans les échanges, mais aussi la reconnaissance dans le travail accompli par le Défap et les partages pour vivre cette interculturalité.

Vincent Nême Pêyron et Basile Zouma

Passage de témoin entre Basile Zouma et Vincent Nême-Peyron, futur secrétaire général du Défap